Points de vue 
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Qu'est-ce qu'on attend... 

Contrats atypiques, difficultés de mettre en place la solidarité, rôle des médias... les grands défis pour les jeunes!

L'individualisme n'est pas une fatalité.
 Sur leur lieu de travail, la plupart des jeunes remarquent des changements depuis quelques temps. La multiplication des différents statuts n'est pas un plus pour la solidarité entre travailleurs!

Intérimaires, contrats à durée déterminé, travailleurs de sous-traitants, temps partiel... tous ces statuts cohabitent désormais dans l'entreprise avec les contrats « normaux ». Pour beaucoup de ces travailleurs précaires (parmi lesquels beaucoup de jeunes), il est souvent difficile de revendiquer de meilleures conditions de travail ou de rémunération, plus de respect, etc. La peur du lendemain l'emporte souvent. La précarité pousse à l'individualisme.

On observe donc souvent un désintérêt apparent de certains jeunes travailleurs pour le syndicalisme.


C'est pour cela qu'il est important de se rassembler, de rediscuter des valeurs de solidarité, d'égalité, de démocratie et justice sociales que nous défendons.

Pour cela qu'il est important d'aller à la rencontre des jeunes travailleurs, et ce quel que soit leur statut : intérimaires, apprentis, temps partiel, sous contrat à durée déterminé, jobistes, stagiaires, jeunes en formation, etc.


Aller à leur rencontre pour leur rappeler qu'ils ont des droits, que des organisations syndicales sont là pour les défendre et que ces droits et syndicats ne sont pas nés de rien. Ils sont nés de l'union des travailleurs, de leur mobilisation et de leurs actions de solidarité!





Le rôle des médias.

Beaucoup de jeunes pointent aussi le rôle parfois pervers des médias. Si tous reconnaissent leur utilité, ils trouvent aussi que certains faits sont mal relatés par les médias.

L'exemple le plus récent est certainement celui du fameux « Pacte » des générations. Dans de nombreux médias, les syndicats étaient très souvent présentés comme des organisations d'égoïstes défendant leurs avantages sans se soucier de la survie de la Sécurité sociale. Très peu de journalistes et d'analystes traitaient de l'emploi des jeunes et des nouveaux contrats précaires. Encore moins de journalistes ne mettaient en perspective ces mesures avec la richesse effectivement produite dans notre pays et la redistribution de celle-ci.
De plus en plus de profits pour les actionnaires, de moins en moins pour les travailleurs! On a rarement eu la possibilité d'entendre ce type de réflexions à la télé, à la radio ou dans les journaux...

Le vocabulaire a aussi son importance. On ne parle plus de « cotisations sociales » mais de « charges patronales », on préfère le terme « partenaires sociaux » à celui d'interlocuteurs...

Et tout cela a des conséquences sur le lieu de travail et sur l'implication des jeunes dans les mouvements collectifs. Certains ont complètement assimilé ces contre-vérités sur la fameuse « crise » (alors que la richesse produite ne cesse de croître) et les arguments d'austérité qui l'accompagnent.

Ici aussi, il est important d'aller à la rencontre des jeunes travailleurs et de prendre le temps de discuter avec eux de ces sujets. On ne peut laisser le champs libre à la propagande néo-libérale. Elle entraîne résignation et acceptation des pires conditions de travail et de rémunération.





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