Les jeunes délégués exigent le respect par la direction de P&G-Malines le 3 mars 

Après des années d’efforts en interne pour instaurer un dialogue social, les délégations syndicales de Procter&Gamble à Malines expriment pour la 1ère fois ouvertement les problèmes. Olivier Van den Eynde, qui est aussi président de la Commission ABVV-jongeren, explique que ‘la situation est intenable, le respect, les droits et la tradition de la délégation syndicale sont mis sur la sellette par la multinationale états-unienne qui bafoue le modèle de concertation sociale belge’.

Communication de la Central Générale

“Pour les droits de nos délégués !”
Action : mardi 2 mars de 13h à 15h
Procter&Gamble
Hombeeksesteenweg
Malines

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Pourquoi cette action?

C’est une action préventive parce que les délégués, avec les notifications qu’ils ont reçues, ont déjà un pied hors de l’entreprise.

Si nous attendons jusqu’au licenciement d’un délégué protégé, il sera trop tard. Par cette action, nous voulons rallier l’opinion publique à notre combat et faire revenir cette direction à la raison. Une grève ne mènera pas à une solution, nous garderons cet arme pour d’autres occasions.

Chez Procter & Gamble, à Malines (320 employés et 600 ouvriers) il est devenu impossible d’avoir un dialogue constructif entre la direction et les représentants des travailleurs, donc les délégués.

C’est la direction qui est responsable de cette rupture du dialogue.

Elle s’arrange pour :

- que l’on ne puisse avoir que des rendez-vous individuels
- qu’il n’y ait aucune convention collective
- que les CCT sectorielles ne soient que partiellement appliquées
- que seule une approche individuelle soit utilisée pour la rémunération et les conditions de travail et que la comparaison avec les collègues soit interdite.

Celui ou celle qui remet en cause ce fonctionnement n’est pas un ‘PROCTERIEN’ et est donc un ‘OBJET ETRANGER’.

Les délégués, élus en 2008, sont des ‘OBJETS ETRANGERS’.


Quelques exemples pour illustrer le principe ‘diviser pour mieux régner’ :

• Poser un paquet de revendications dans l’entreprise – Aucune réponse
• Rapprochements au niveau de la Commission Paritaire – Refus de la direction, résultat = nul
• Discussion au CE sur la comptabilité – la direction refuse d’autoriser un expert des syndicats, en violation de la loi fédérale.
• - Pas de règlement d’ordre intérieur applicable pour les membres du CE. La direction refuse de discuter des propositions des représentants du CE et fait de l’obstruction permanente.
• Les représentants du CE, CPPT et DS ne peuvent pas informer les travailleurs dans des autres shifts.
• Les représentants du CE, CPPT et DS ne peuvent pas être présents aux réunions du service avec les travailleurs, même si les travailleurs demandent ce genre de débat.
• Des infos importantes sur l’entreprise sont d’abord transmises au personnel et ensuite au CE.
• Les représentants du CER ne peuvent jamais être en contact direct. Toutes les informations qu’on échange doivent passer par les HRM des sites locaux.
• Des experts externes sont refusés.
• Les représentants du CER sont obligés de suivre les réunions inter-sièges pendant leur temps libre.

Les notifications écrites à l’adresse des délégués : certains ont déjà reçu près de dix lettres de notification.

Le contenu d’un tel avertissement a toujours été réfuté parce qu’il est toujours apparu que les faits étaient incorrects et il y avait toujours des témoins qui ont voulu - de façon anonyme –confirmer le contraire.

Quelques exemples :

• Diffuser des tracts = notification écrite
• Une remarque sur le ‘fromage pourri’ dans le paquet de Noel = notification écrite
• Communication syndicale aux travailleurs = notification écrite
• le fait d’aller aux toilettes est estimé comme travail syndical = notification écrite ‘Le temps nécessaire pour le travail syndical’ selon le statut (CCT 5). Pour la direction c’est 2 jours par semaine. Si on a besoin de plus = notification écrite Refuser de changer de shift sur demande du patron à cause des problèmes privés = pas de salaire pour les heures prestées + notification écrite
- être présent dans les réunions sur les infos trimestrielles du personnels à la demande des travailleurs : « éloignement » par le service de gardiennage + notification écrite

Actions du patron :

• Ne paye pas les heures prestées. Réaction de l’employeur = va porter plainte devant la Cour de Travail!
• Boycott contre un local syndical. Réaction de l’employeur = va porter plainte devant la Cour du Travail!
• 0.10% de la masse salariale pour la formation et l’éducation. Le patron ne veut donner aucune info et ne veut pas élaborer de plan pour récupérer l’argent via le CE. Il en est même arrivé à falsifier une signature.
• Quand il y a une réunion de conciliation, sur le statut syndical par exemple, P&G doit être obligé par sa propre fédération à payer les salaires des délégués syndicaux.
• L’application incorrecte de la règle du repos de 11heures empêche les membres du CE et CPPT d’être présents aux réunions.



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